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Le chapitre II établit la liste des critères qui permettent d’établir et de reconnaître une homologie historique, on verra par la suite que l’homologie historique est d’abord une analyse rationnelle.
L’homologie historique s’établit par une comparaison entre deux « acteurs » historiques qui sont éloignés de + ou – 2150 ans. L’introduction de cette longue durée n’est pas un choix, c’est un constat. A travers tous les chapitres, on verra apparaître des durées de 2112, 2132, 2148, 2160, 2184 ans... Ce sont des données qui arrivent un peu comme G = 9,81 m/s. Siegfried de Chaudun avancera quelques explications en qualité de physicien. Il arrive à cette valeur de 2150 ans, (cette valeur est ici appelée «le pas chronhomologique »), de varier quelque peu... Quel est donc l’écart admissible ? Outre la durée, le chapitre présente les critères exigés pour qu’une homologie soit reconnue ; ces critères sont simples :
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la similitude ; cette notion exige que « les éléments se ressemblent » comme les enfants ressemblent aux parents : ainsi, le phénomène de la «colonisation » durant l’antiquité ressemble plus ou moins à la colonisation moderne au point que l’on utilise le même vocabulaire pour décrire deux phénomènes décalés chronologiquement.
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le rapport d’échelle fait que les éléments sont semblables mais qu’il existe un rapport de grandeur entre les éléments comparés. Si en valeur absolue le monde athénien est plus petit que le monde louisquatorzien, on constatera cependant que, dans l’univers des époques respectives, les valeurs relatives sont très proches l’une de l’autre.
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La notion de filiation : le secteur géographique ou bassin culturel ou filiation culturelle. Tous les cas étudiés se rattacheront à notre héritage culturel ou seront en filiation culturelle avec le monde gréco-romain. Il s’ensuit que l’origine relève du monde minoen, cycladique, mycénien ; que le moyen terme sera plutôt le bassin méditerranéen oriental, puis méditerranéen pour être Européen élargi au monde occidental qui globalise ce dernier.
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La notion de perspective : les éléments les plus anciens seront « plus petits » que les éléments les « plus récents ». Comparant Rome aux Etats-Unis, on saisit bien ici l’infériorité de Rome dans cette comparaison : population, aire, puissance militaire. Il en sera de même pour tous les homologues « plus petits » que nous appellerons antiques par commodité. Les homologues antiques sont plus petits que leurs homologues récents.
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L’évidence ; l’homologie étant une ressemblance, une similitude de fond, on ne comprendrait pas que ces critères ne puissent pas «sauter aux yeux ». Celui qui connaît l’histoire de Rome peut admettre sans douleur l’homologie entre Rome et les Etats-Unis. Il en sera de même pour tous les homologues.
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La distance chronologique est le "pas chronhomlogique".
Telles sont à ce jour les principales notions détaillées dans le chapitre II mais il faudra toujours compter avec la clé d’or de l’homologie : on ne met en correspondance que des parties qui ne jouent, dans les « objets » auxquels ils appartiennent, que des rôles équivalents.
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