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Chapitre XXVII

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VUES SUR LE FUTUR D'APRES L'HOMOLOGIE HISTORIQUE


(Attention : il s'agit ici d'un exercice d'extrapolation et non pas d'une pratique de clairvoyance ! La bonne compréhension du document exige la connaissance de la thèse intitulée « L'Homologie Historique).

Si l'Homologie Historique est fondée, il est possible d'en appliquer la technique aux grandes lignes du futur ; la qualité des résultats ne dépendrait alors que de la parfaite connaissance de tous les homologues qui interviendraient... Je ne suis pas certain d'avoir atteint la parfaite maîtrise nécessaire à l'exercice mais il n'est pas interdit d'essayer et de parfaire la connaissance des époques chronhomologiques. L'exercice exige d'abord une prise en compte des résultats antérieurs que l'on peut retrouver dans les chapitres intitulés « Notre Epoque » et « Rome et USA ».


I REPÉRAGE CHRONHOMOLOGIQUE


Comme nous sommes en 2010, le monde référentiel homologique du Français est situé en Grèce vers -c.130 et si l'on admet une marge d'erreur compatible avec les résultats précédents, nous serions plutôt entre -c.130 et -c.90... Restons-en là et retenons -c.100 pour faciliter les différents repérages.
Historiquement parlant, où sommes nous ?


NOTRE PASSE ET NOTRE AVENIR IMMEDIAT,  tout cet ensemble correspond historiquement à la fin de la période durant laquelle le monde grec fit jeu égal avec Rome juste avant de passer progressivement sous le contrôle de celle-ci : nous sommes en train de vivre la dernière phase de LA PERIODE HELLENISTIQUE qui est homologue de notre EPOQUE MODERNE telle qu'elle est définie par l'ensemble de la communauté des historiens. Cette période s'achève en ce moment aussi convient-il, pour lever le voile de notre futur proche, de revisiter la fin de la période antique chronhomologique et retenir les indices qui permettront de prolonger les éléments de l'actualité car, évidemment, notre présent contient les clés de notre proche futur selon le modèle chronhomologique de référence. Cet accomplissement sera présenté ci-après, il sera dénommé « LA FIN DES TEMPS MODERNES ».


On remarquera à ce sujet que certains auteurs contemporains d'avant-garde n'ont pas hésité à faire disparaître les Temps Modernes en inventant le concept de post-modernité ; ils entrevoient un peu rapidement une civilisation « Post-Moderne », mais l'avenir leur donnera raison... Le premier fait saillant, qui signale clairement la fin prochaine de cette période hellénistique, c'est la retentissante Chute de Carthage. Cette chute permet l'émergence irrésistible de Rome qui en profite pour occuper tous les lieux orphelins de l'adversaire disparu. Le territoire romain s'enfle ainsi démesurément. Nous vivons actuellement le phénomène strictement homologique depuis qu'on a vu l'éclatement de l'URSS en 1991 qui se prolonge encore en 2008 par le démembrement de l'ancien grand corps soviétique. On a vu ainsi tous les pays au-delà du rideau de fer rejoindre l'Union Européenne ou gagner leur indépendance en se mettant sous le parapluie américain.


Cette disparition de l'URSS n'a pas encore fini de faire des vagues en Europe où l'on constate un second fait majeur. Il s'agit de l'apogée de la culture européenne et la régression du pouvoir politique de cette même entité ; les deux phénomènes qui semblent paradoxaux sont bizarrement concomitants tout comme ce qui fut enregistré chez l'homologue grec. Pour ce qui concerne la propre puissance américaine dont le référentiel historique est exclusivement romain, on verra que la chronhomologie signale une grande instabilité du monde romain en train d'accoucher du modèle impérial ! Les Américains ne pourront guère faire l'économie de cette poussée de fièvre : leur avenir politique sera très perturbé.

L'Américain du Nord va traverser dans les années qui viennent une période troublée, ce sera le signal d'une fracture ou d'un rapide glissement vers la réalisation du Grand Etat. Sans parler de nouvelle période, il semble évident que cela ne se fera pas sans crises c'est pourquoi je l'ai intitulée LA SAISON DES TROUBLES ET DU MOUVEMENT. Elle correspond à la prise de pouvoir par César, donc à la naissance de l'empire. Elle fut enregistrée en histoire comme étant une période de transition et de tribulations douloureuses, voire de guerres civiles. Le pouvoir glissa des mains du Sénat entre celles de l'empereur. Les caractéristiques sont la domination économique, l'apparition des grands commerçants et de grands manufacturiers avec des monopoles, une unité territoriale achevée, la déification du pouvoir personnel, la puissance militaire sans égale durant longtemps mais avec l'émergence de l'adversaire parthe farouchement opposé. Cette période débuta en -c.65 avec la constitution du triumvirat entre Pompée, Crassus et César pour s'achever en -c.30. On notera ici, l'importance de la conquête et de l'intégration de la Gaule qui signalent ici le début de la période troublée... Il semble en conséquence que cette saison de troubles et de mouvements sera chose accomplie avant la fin de ce siècle, disons pour 2080 pour suivre le pas tel qu'il est théorisé... Mais je signale encore combien l'allure générale du monde semble « en avance » sur l'évolution théorique...

On remarquera cependant que ces deux périodes n'en forment qu'une en réalité si l'on veut s'en tenir à la seule chronologie admise par la majorité des historiens qui clôturent la Période Hellénistique par l'arrivée d'Auguste qui date le début de l'Empire...

Tous ces éléments seront homologisés dans l'univers américain des Etats-Unis... Les enfants qui naîtront à partir de c.2008 verront très certainement le début de l'ère du futur Grand Etat. Notre avenir moyen verra donc l'instauration d'un Empire Occidental car, de fait, le système américain est basé sur la Fédération qui permet un rapide effet de boule de neige quand les participants sont d'accord ! Mais une fois encore, je ne peux que tirer la sonnette d'alarme en rappelant qu'il faut impérativement se départir de la simple duplication des faits et qu'il faut s'ancrer dans la tête que l'Histoire s'écrira toujours après coup ! Considérant ici que l'Imperium sortit du pouvoir personnel déifié, il est probable que notre époque accouchera d'un système différent probablement basé sur une démocratie « absolue » quasiment dictatoriale où l'univers flottant des sondages de la vox populi deviendrait l'équivalent de la vox dei de l'empereur romain ! Irréalisable ? Réfléchissons sérieusement et posons-nous franchement la question pour savoir si cet aspect n'est pas en voie de réalisation de nos jours, insidieusement mis en scène par les médias qui commentent les sondages qu'ils ont le plus souvent commandés ou téléguidés par tel ou tel groupe de pression... Nous entrons dans « l'ère » des girouettes car nous serons ballottés au gré du vent aléatoire ou, pire,  au gré du vent qui sera fabriqué... Notre époque ne fut-elle pas poétiquement vue par Alfred Jarry qui pressentit la machine à décerveler !

La deuxième période accouchera donc d'un GRAND ETAT  si l'on s'en tient à l'homologie sans état d'âme... L'imperium romain qui sera ici homologisé débuta quant à lui en l'an -30 quand Octave concentra sur sa seule personne l'intégralité du pouvoir après avoir éliminé tous ses concurrents. Le hiatus, lourd de conséquence, ne pourrait que se produire en phase strictement homologique et la fin du présent siècle enregistrerait alors probablement la naissance de ce Grand Etat dont le squelette devrait s'ossifier derrière une formule très particulière... Nouvelle formule de pouvoir? Ou autour d'une ONU nouvellement codifiée ? Ou ONU, nouveau Sénat sous mainmise étatsunienne? Les hommes de ce siècle assisteront à coup sûr aux turbulences américaines qui pourraient surgir d'une débâcle... Les arcanes de la naissance imposent la modestie mais il y a tant de poudre prête à exploser aux confins irano - pakistanais qu'il faut retenir son souffle !

La troisième période prédictible (facilement prédictible ce qui est assez bizarre pour une période lointaine) est celle qui est homologue des Grandes Migrations qui sont devant nous et qui relanceront un nouveau cycle en détruisant partiellement le Grand Etat qui ne saurait être éternel, évidemment ! Mais ne perdons pas de vue que le Général César se fit d'abord une réputation en "mattant " les migrations celtes! (C'est dire ici à quel point le problème migratoire sera LE problème!) Les premiers signes sont clairs et permettent d'affirmer que les processus de ces futures grandes migrations sont apparus sous la poussée de la misère et des modifications climatiques, deux puissants agents qui permettront aux migrants d'affronter les pires dangers. Les hommes qui partent le font sans espoir de retour car ils n'ont que leur misère à perdre ! Un simple coup d'œil sur l'histoire de ces migrations nous signale que le phénomène était déjà perçu par les contemporains de César qui entendirent que les Germains s'activaient et prétendaient aller où bon leur semblaient... Nos Germains sont donc bien, en ce moment, en train d'attendre...

D'immenses territoires seront affectés... On ne peut qu'être effaré devant l'ampleur des événements au vu des migrations « sauvages » qui atteignent déjà les pays avancés... Que sera cette ampleur dans 300 ans si l'homologie se révèle ici conformément à la notion d'échelle ! J'appellerai cette période LE MOUVEMENT. Mais, ici, on pourrait bien se poser la question de l'échéance réelle, car la nature n'est pas homologique ! Trois périodes, donc trois temps bien différents nous attendent...

En résumé :

1.  DE - 148 A - 30 : CE FUT LA FIN DE LA PERIODE HELLENISTIQUE. CELA SERA VECU COMME ETANT NOTRE PRESENT ET NOTRE PROCHE FUTUR; CEUX QUI VIVRONT ENTRE 1991 ET 2100 VERRONT. CETTE PERIODE SERA DENOMMEE ICI LA SAISON DES TROUBLES ET DU MOUVEMENT, ELLE S'ACHEVERA EN 2100.

2.  DE - C. 30 JUSQU'A +C.400 : CE FUT L'EMPIRE TRIOMPHANT ET STABLE. CELA SERA HOMOLOGISE EN GRAND ETAT ENTRE 2100 ET 2550. UNE NOUVELLE RELIGION APPARAITRA.

3.  A PARTIE DE +C.400 : CE FUT LA LENTE DECOMPOSITION DE L'EMPIRE ROMAIN QUI SE MUTE DANS SA PARTIE OCCIDENTALE MAIS QUI SURVIT DANS LA PARTIE BYZANTINE ; CE FUT LA LENTE APPARITION DE L'EUROPE... A PARTIR DE 2550, NETTEMENT VERS 2600, IL EN SERA DE MEME POUR LE GRAND ETAT QUI SE DETRUIRA DANS SA PARTIE AMERICAINE LAQUELLE ACCOUCHERA D'UNE NOUVELLE CULTURE PROBABLEMENT SUD AMERICAINE ; CE SERA LA NOUVELLE EUROPE... MONTEE EN PUISSANCE DE LA NOUVELLE RELIGION... 
 

II UNE VUE GENERALE SUR
LES HOMOLOGUES DU NOUVEAU CYCLE

A    LES HOMOLOGUES EN PLACE...

Le modèle qui est extrapolé se situe dans le monde méditerranéen vers -C.150... L'exercice est donc à la portée de celui qui s'intéresse à l'Histoire.

  • Le monde grec correspond au monde européen
  • Les Guerres Macédoniennes se sont déjà homologisées en Guerres Européennes et Guerres mondiales...
  • Rome est homologues des USA, ces deux homologues interviennent directement dans le monde grec pour imposer la paix tout en maintenant l'indépendance du monde hellène durant au moins plusieurs décennies après la chute de Carthage ou de son homologue, l'URSS...
  • Les Guerres Puniques s'homologisent en Guerres de Corée, Guerre Froide et Guerre du Vietnam ; quant à la destruction de Carthage elle s'est homologisée en destruction de l'URSS, l'un en -148, l'autre en 1991. Mais on voit à travers cet exemple que la destruction de l'URSS ne se traduit pas par une destruction physique mais qu'il s'agit d'une destruction de structure, d'une amputation de pouvoir... Le pire ne se produit pas toujours !
  • Le monde occidental correspond grosso modo au noyau central du futur Grand Etat homologue de l'Empire Romain auquel il faudrait ajouter l'homologue de la Grande Gaule dès que cette dernière se signalera... On perçoit donc immédiatement le caractère bipolaire de ce Grand Etat qui enjambera l'Atlantique, répétant ainsi de façon hâtive la bipolarisation de l'Empire d'Orient et d'Occident qui divisa l'Imperium romain...

B    LES HOMOLOGUES QUI SE CHERCHENT.


Notre époque fait apparaître des acteurs internationaux qui prennent de plus en plus d'importance... Chine, Inde, Japon, Russie, Indonésie, continent sud américain, Amérique centrale, Afrique et pays musulmans pour rester dans les généralités. Quels seront leurs rôles ? Posée autrement, la question devient : quels développements homologiques peuvent-ils bien sortir de ces grandes zones ? C'est La Question !

Historiquement, les grandes affaires politiques de Rome sont peu nombreuses, et bien connues pour ce qui concerne notre période de référence, il s'agit de celles qui survinrent à la fin des temps hellénistiques. Il convient en conséquence de lister ces homologues tout en restant prudent et en rappelant que dans un puzzle, tous les éléments sont solidaires même quand ceux-ci semblent éloignés, il faudra cependant ne jamais perdre de vue que l'Histoire ne se répète pas et qu'elle s'écrit toujours après les événements et même assez longtemps après pour débarrasser l'historien du poids de l'actualité qui perturbe toujours celui qui réfléchit sur son époque.

  • ROME / EGYPTE : USA / LA TURQUIE

Durant longtemps Rome se méfia de l'Egypte qu'elle trouvait encombrante, trop corrompue, trop sophistiquée pour elle... Pourtant, dès que Rome intervint dans le bassin méditerranéen oriental pour mettre de l'ordre dans la sphère de la Séleucie (le monde russe étant homologue), César tomba sous le charme de l'Egypte... Durant la génération qui suivit, l'Egypte perdit son autonomie. On peut logiquement penser que, dès la fin de ce siècle, l'homologue tombera dans le giron américain ; mais attention, la dernière Guerre Mondiale a probablement enregistré les prémices du phénomène si bien que tout devient une affaire de transition, de glissement vers le monde américain. S'il est facile de localiser l'homologue de la Séleucie (Russie), j'avoue que l'homologue de l'empire Lagide ne m'apparaît pas clairement... J'hésite encore... C'est à coup sûr, le monde qui subissait les poussées russes car la Séleucie (Russie) fut le grand ennemi de l'Egypte lagide. Ce serait alors la Turquie car celle-ci fut l'ennemie héréditaire des Russes.


De fait, la situation géographique de ce pays resta longtemps et demeure encore à cheval sur l'Europe et l'Asie ; ce pays renferme également une bonne partie du monde byzantin dont j'ai déjà signalé l'homologie avec l'Egypte du Nouvel Empire dans le chapitre consacré à l'homologie entre les Peuples de la Mer du côté antique et les Vikings et Normands pour l'autre part. Sommes-nous encore dans le prolongement de cela ? La logique y trouverait bien son compte. Il faut rappeler ici que c'est ce même monde byzantin (qui fut turquisé par la suite) qui préféra se livrer aux Turcs en 1453 plutôt que de passer sous la coupe du monde catholique... Comme les pays qui étaient sous contrôle turc sont passés du côté européen, ne resterait alors que la Turquie sur la route du ralliement...


Cette hypothèse devrait rapidement se vérifier mais, de fait, on constatera que les USA occupent déjà en Turquie des sites stratégiques indispensables à une intervention aérienne en profondeur... [Il est probable que les séquelles de 39/45 ont pu activer cette évolution homologique plus rapidement que prévu si bien qu'actuellement on se situerait systématiquement dans la fourchette « - 80 ans » et jamais en « + 80 ans »...]. Selon son attitude face à la modernité et selon sa politique extérieure, « le monde occidental » pourrait alors précipiter le contrôle ou (et) la déstabilisation de la Turquie... On voit ici, l'énorme importance de la politique de l'Union Européenne face à l'intégration de la Turquie si ce pays est bien l'homologue de l'empire Lagide ! L'homologie ne ferait alors qu'annoncer ce qui est voulu par les Américains : le ralliement définitif de la Turquie dans le camp occidental ; cela n'est pas chose acquise avec le parti islamique qui est au pouvoir et qui est mis sous tutelle par l'armée turque... Il faut avouer que la clarté est loin de se dégager des horizons du Moyen-Orient.


Mais un autre éclairage apparaît à cause de la fascination du monde américain pour le monde arabe si riche en pétrole... Ajoutons à la Turquie le monde environnant musulman européanisé et l'ensemble redessine les limites moyennes de l'Empire Turc. L'Egypte antique était si riche en blé et les besoins du monde romain étaient si importants que la plupart des historiens ont relaté cet aspect de la politique étrangère romaine toujours étroitement intriquée avec les besoins économiques. Nous retrouvons ici le caractère pragmatique de la politique étrangère américaine... De retour en Egypte antique, nous retrouvons aussi le blé que les Romains venaient y chercher quand l'homologue américain ne recherche que désespérément du pétrole ! Il y a tant de fascination pour l'Arabie des Emirs ! Tant de dollars en stocks ! Tant de besoins ! Il y a tant d'émirats, tant de cash-flow ! Tant de richesses et tant de promiscuité entre l'Arabie et le monde des affaires américains... Revoyons les mœurs de l'Egypte et nous retrouvons les fantasmes de l'Arabie mystérieuse.
 

  • ROME/SELEUCIE : USA / RUSSIE

Bien que l'aventure hamilcaresque et hannibalique s'homologise dans l'aventure soviétique entre 1917 et 1991, les séquelles des guerres puniques n'enregistrèrent nullement la disparition de la Phénicie Séleucie comme on le sait ! Du côté de l'homologue, on conçoit parfaitement que la disparition du bloc soviétique ne fait que replacer la Russie sur la scène internationale et nous invite en conséquence à un retour aux sources ...

Quand on voit le poids du monde musulman sur le monde soviétique, on peut y revoir le poids du monde arabe sur la Séleucie. L'homologie qui existe donc entre la Séleucie et la Russie nous invite en conséquence à envisager la relation homologique de leur mutuelle décomposition ! Ici, le monde antique fit jaillir la Parthie de cette décomposition de la Séleucie et il est donc assuré (pour le cas où les homologies seraient celles indiquées) que la décomposition de la Russie propulsera la nouvelle Parthie qui sera également le grand ennemi héréditaire de la nouvelle Rome ! On retrouve à nouveau les pays musulmans, l'Islamisme et l'action croisée des Russes et des Américains. Il est donc assuré que c'est de la zone Iran - Afghanistan que sortira ce nouveau pouvoir islamique guerrier ; celui-ci ne serait-il pas déjà au pouvoir en Iran en train de feindre pour se procurer le pouvoir nucléaire ? Imaginons ici la chute du Pakistan dans le camp iranien ! Retenons donc ici que c'est autour de l'Iran que naît la nouvelle Parthie et le nouveau pouvoir Sassanide qui prendra la relève.
Voyons ici un cas homologique intéressant. C'est en -141, que les nouvelles forces parthes prennent la ville de Séleucie sur le bord du Tigre... En 2007, soit 2148 ans après, en position parfaitement chronhomologique, que s'est-il passé en ancienne zone russe, chez l'homologue attitré ? L'Afghanistan s'est détachée de l'empire russe ; la ville de Kaboul est déjà tombée entre les mains des Talibans qui reçoivent l'aide de l'Iran et des extrémistes pakistanais... Nous savons tous qu'un Islam guerrier est en train de naître et que la prochaine chute sera celle de l'ancien Irak...

  • LA PARTHIE / L'ISLAM GUERRIER

Tel sera l'adversaire résolu du futur Grand Etat ! Dès à présent, cet adversaire s'opposera constamment à l'action des Etats-Unis. Et déjà les geôles de Guantanamo fonctionnent comme si les USA étaient bien en guerre permanente, et déjà, la plupart des états occidentaux se sont dotés d'une juridiction « anti-terroriste », qui sans le dire expressément, vise essentiellement les mouvements islamistes activistes et terroristes. (Je ne parle pas des activistes corses qui ont pour eux la chance que le ridicule ne tue plus...)

Il est probable que la Parthie prendra l'aspect d'une confédération musulmane qui ira en s'élargissant autour de l'Iran et de l'Afghanistan. Les acteurs furent stupidement favorisés par la CIA qui s'obstine à vouloir tuer le mort russe en démembrant sa zone musulmane... De fait, le résultat ne fait que renforcer les potentialités du seul ennemi qui tiendra la dragée haute aux Occidentaux ; c'est grave car cet ennemi est assuré de perdurer si l'on s'en tient à l'application de l'histoire de l'homologue ! Comme le monde parthe devint le monde sassanide pour donner naissance à la culture musulmane, on pressent ici une constante pression religieuse qui forge en ce moment l'axe politique de cette entité en cours de création. Il est probable que le monde arabe assure l'unité culturelle de cette entité. C'est donc dans cette mesure que les péripéties annoncées par l'historien Huttington pourraient bien ne pas être une stupidité... (Huttington annonce des guerres de civilisations).

Tous les jours, la montée de l'Islamisme manipulé par Al Qaïda nous rappelle lors des attentats aveugles à quel point les forces en jeu possèdent une assise dispersée mais populaire, aveugle et multiforme. Il s'agit ici d'un comportement horriblement volontariste pour signaler délibérément que toutes ses valeurs sont situées à l'opposé des valeurs occidentales. Nous pouvons nous attendre à des montagnes d'incompréhensions... Sur le terrain, nous assistons en ce moment à une opération de démarquage pour refouler l'emprise occidentale. Ce terrorisme sera donc, pour longtemps, le mode d'action du militantisme musulman. Gare à ceux qui se tromperont de diagnostic !

La culture chiite, qui légitime le pouvoir personnel à travers la dévolution « héréditaire » de l'autorité théorique religieuse, sera très probablement le vecteur de cette mystérieuse épigénie morale indispensable à l'unification des peuples, à la constitution des états, à la création des unités politiques. Cela s'opère sous nos yeux, sourdement et parfois violemment. L'approche des extrémistes est d'autant plus violente que le modèle incontesté qu'ils veulent imposer est celui du martyr... Et, s'il est permis de ne pas écrire trop de sottises, est-il pertinent de signaler le décalage de quelques 600 ans entre l'Hégire et la Crucifixion ? Est-il si stupide, dans l'hypothèse d'une évolution religieuse respectant un schéma général, qui serait ici décalé de 600 ans, de prévoir l'évolution du monde musulman selon l'histoire du monde arabe et selon le modèle chrétien de l'après 1500, donc un avenir musulman se déroulant dans une ambiance de Guerres de Religion au cœur même de cette civilisation? Les crimes qui se perpétuent en Algérie devraient nous alerter davantage !

Si les chiites eux-mêmes sont divisés en plusieurs courants, il faut ici remarquer la réelle primauté de l'Iran qui, de fait, reparaît encore en qualité de grand centre du Chiisme. Il se pourrait bien que la posture politique des gouvernants Iraniens place finalement ce pays en situation de leader vis-à-vis des autres courants chiites majoritaires en Azerbaïdjan, en Irak et Bahreïn. Cette simple indication nous signale le danger potentiel d'un Irak qui pourrait tomber du côté Iranien en cas de retrait américain sans assurer les arrières ! Et que penser du Pakistan détenteur de l'arme nucléaire et dont certaines régions sont, en 2008, déjà passées entre les mains des extrémistes musulmans ?

On verra plus loin les contours probables de ce monde qui contiendra définitivement la puissance occidentale.

  • LA NOUVELLE GAULE OU L'AMERIQUE CENTRALE.

Historiquement, quelques indices permettent de mettre le doigt sur cet homologue de la Gaule dont l'importance historique est majeure car elle a permis au monde romain de se réaliser pleinement... Prenant en compte le simple constat géographique, on remarquera d'abord que la localisation signale le caractère franchement adjacent entre la Gaule et la péninsule italique ; on devrait en conséquence retrouver cet aspect géographique entre les USA et l'homologue de la Gaule... Cela simplifie considérablement la recherche car il n'y a que deux réponses : vers le Canada pour le nord et vers le Mexique pour le sud...

Compte tenu de l'échelle de grandeur qui existe en faveur de la Gaule aux dépens de la péninsule italique, seule la direction vers le sud permet d'y entrevoir que la Gaule n'était que le nez ou la partie péninsulaire de l'Europe qui se cachait encore... La future Europe était alors coupée en deux par les cours conjugués du Rhin et du Danube... De fait en Amérique, on perçoit bien que cette Amérique centrale à l'allure mexicaine nous annonce la dimension continentale qui est accrochée au bout de cette corde mexicaine qui relie la nouvelle Gaule à l'immense Amérique du Sud...

Si la Géographie nous met sur la piste de l'Amérique centrale et latine, l'ethnologie, elle, ne nous en dissuade guère : la caractérologie du Yankee est nettement différente de celle du Mexicain, renouvelant ici cette différence et cette supériorité assurée des Romains face aux Gaulois. Les Gaulois qui ne pensaient qu'à gagner le statut de citoyen romain, ne nous annoncent-ils pas le Mexicain qui ne pense qu'à devenir Américains et passer de l'autre côté du Rio Grande?

Et l'Histoire, peut-elle apporter quelques éclairages ? Si l'on poursuit l'homologie entre la péninsule italique et le territoire des USA, on sait ici qu'il y avait une Gaule cisalpine donc incluse dans le territoire italique de Rome... L'homologie nous pousse à croire qu'on doit retrouver un équivalent à la Gaule cisalpine : cet homologue ne serait alors qu'un Mexique cis - américain ! Il existe ! Nous savons tous qu'au XIXe siècle en +c.1850, le Mexique fut, en 3 fois, « exproprié » ou « vendeur sous menace » de près de 2,5 millions de km2, soit l'équivalent de 5 fois la France métropolitaine pour constituer la plupart des Etats de la frontière sud ! Tout le monde sait à présent le poids grandissant de la culture mexicaine dans la culture américaine au point de générer les réactions épidermiques de la xénophobie la plus « ordinaire » !

L'Histoire a mémorisé l'implantation des Grecs en Gaule... Homologiquement parlant, ceci doit faire apparaître le rôle de l'Europe au Mexique si celle-ci est bien l'homologue de l'ancienne Gaule... C'est bien le cas. Les deux essaimages, le grec et l'européen, sont apparus après -c.750 et après 1492 et durant la période hellénistique tout comme entre 1815 et 1914... Cette grande ancienneté de la colonisation renforce l'hypothèse d'un Mexique qui serait une nouvelle Gaule. Le rôle du Canada resurgit ici en quelque sorte par symétrie de frontière mais, compte tenu de sa fidélité aux USA et de son origine aristocratique anglaise et française, le Canada peut être assimilé à un territoire étrusque ami, l'homologie est d'autant plus forte qu'une annexion du territoire canadien s'opéra durant la 2e partie du XIXe siècle, quand l'Angleterre assurait encore la tutelle du pays...

Un autre aspect historique important renforce encore cette hypothèse homologique Gaule / Mexique, c'est l'implication de la Gaule durant les Guerres Puniques... Nous retrouvons ici une homologie majeure quasiment dénouée entre Carthage et Rome d'un côté et entre les USA et l'URSS de l'autre. Du côté des premiers, nous avons les Guerres Puniques et, du côté des seconds nous avons la Guerre froide, la Guerre de Corée et celle du Vietnam, toujours dans un conflit USA contre URSS... Nous savons tous à quel point Rome trembla quand Hannibal traversa la Gaule et s'installa en Cisalpine ! Un tel choc historique s'est reproduit chez les homologues. Quel est donc le territoire proche des USA qui fut « exploité » par les Soviétiques dans leur Guerre contre les USA pour renouveler l'homologie ? En 1962, l'affaire des missiles nucléaires entreposés à Cuba en pleine Guerre Froide faillit bien mettre le feu à la planète ! Cuba, en acceptant les missiles transcontinentaux soviétiques, permit aux soviétiques de faire trembler toute l'Amérique ; cela renouvelait la menace d'Hannibal qui vadrouillait en Cisalpine et sous les fenêtres de Rome en la terrorisant. Khrouchtchev, le nouvel Hannibal soviétique héritier de Staline, affronta la Nouvelle Rome et fut vaincu par le coup de poker de Kennedy.

Dans cette relation latine anti-américaine, nous voyons arriver Cuba, la Bolivie des Farcs et le Venezuela de Chavez sans compter le Chili qui fut sous emprise du PC et sous la main USA ! Bien avant ces latins de l'an 2000, faut-il rappeler l'assassinat de Trotsky, l'ancien bras armé des soviétique, l'ancien comparse de Lénine mais aussi et surtout l'adversaire résolu de Staline... 

Cette Amérique latine qui environne le Mexique accouchera à long terme d'une brillante civilisation qui sera la future civilisation homologue de la civilisation européenne ! Il ne reste plus qu'à découvrir le grand zonage de ce continent pour dégager à coup sûr les traits de l'Avenir...

LA FUTURE GAULE EST DONC CACHEE AU SUD DU MEXIQUE ET CE PAYS NOUS ANNONCE L'IMPORTANCE DU MONDE LATIN QUI SERA LE FUTUR MOTEUR DE L'HISTOIRE.

  • LA CHINE / LA CHINE

La Chine des Qinn reproduit les tribulations de la période maoïste. On peut donc supposer que son immensité et sa thalassographie articulée puissent fonctionner en interne après avoir considéré l'immensité du monde chinois. Il est possible de considérer le fait d'une reconduction de  cycle complet, cela reproduirait alors les phases successives de construction destruction décrites et prévues par David Cosandey grâce à son modèle. Si elle protège son propre génie, la Chine se gonflera en Empire du Milieu, indépendant ; mais si elle désire s'aligner dans la course à la mondialisation, ce qui est loin d'être certain même actuellement en 2008, son parcours sera celui d'une Séleucie « bis ». Donc une lente décomposition sous l'effet des énormes tensions qui se créent entre le centre et la périphérie, entre le Moyen-Âge de sa campagne et l'ultra sophistication de ses centres urbains, entre ses misérables et ses milliardaires...

Mais on pense ici à la forme massive de l'Espagne antique qui fut un objectif militaire dans la course contre Carthage, cette massivité fait penser à celle de la Chine... Si bien que le destin de la Chine pourrait parfaitement se mettre en homologie avec l'Espagne qui fut si présente dans le conflit entre Rome et Carthage ! Rappelons ici que les Guerres du Vietnam et de Corée appartiennent au cycle de Carthage ! Naguère encore, Mao n'était que le disciple dissident de Staline...

Si la Chine poursuit son intégration dans le système international, elle sera absorbée par le système et sera finalement phagocytée... Deux voies semblent encore ouvertes pour la Chine, la réponse sur l'itinéraire emprunté ne saurait tarder...

  • L'INDE... / ... L'INDE

Ce sous-continent, tout aussi massif que la Chine possède la même thalassographie : l'évolution de l'Inde sera donc très probablement similaire d'autant que l'Inde semble casanière quant à sa géopolitique ... L'évolution de l'Inde reproduirait alors son propre schéma historique en parfaite chronhomologie avec son Histoire si ce pays continue de cultiver sa propre originalité. Le poids de l'Inde sur le monde est probablement celui du bouddhisme qui prend de plus en plus d'importance dans notre société occidentale. Cela me fait penser à l'impact du Mithraïsme sur la pensée grecque et romaine durant la période parfaitement chronhomologique.

Il faut rappeler ici la gigantesque demande d'énergie et d'inventivité qu'exigeront les effets de la montée des Océans dans la zone du golfe du Bengale. Cette zone est appelée à disparaître puisqu'il semble dès à présent que la montée océanique sera de l'ordre de 1,5 m comme cela semble être le cas ! Ils résisteront un moment, eux qui vivent à 50cm au dessus de l'étal ! Mais c'est bien de là que partiront les futures et gigantesques migrations humaines... Vers où ? Vers quel havre ? Dans quel schéma de jeu de dominos ? On peut dès à présent imaginer un certain itinéraire de repli vers le désert central sibérien et un passage en force du détroit de Béring pour atteindre le rêve américain...

  • EUROPE... / L'EMPIRE BYZANTIN

Il s'agit ici du cas le plus facile à percer. Homologue de la Grèce antique qui servit de colonne vertébrale à l'Empire Byzantin, l'Europe servira également de colonne vertébrale à l'Empire Romain dans les limites des territoires s'y rattachant et vivant à l'occidental. Tout ici devient une affaire de « simple » transposition...

Si le destin de l'Europe est bien de rejoindre celui du continent Nord-Américain dans les décennies qui viennent, il est probable que cette unité sera celle des enfants jumeaux, fondamentalement identiques mais physiquement distincts... Il y aura donc deux blocs occidentaux et, bizarrement si l'on s'en tient à l'homologie de l'Histoire, le bloc européen survivra à la chute de la Nouvelle Rome qui se produira en +c.2626..., après un siècle ou quasiment d'agonie...

En bonne logique, le monde séleucien donc russe dans son expression européenne y sera rattaché. La frontière du Grand Etat sera probablement confondue avec les marges de l'Océan Arctique, lequel sera remis en navigation... La Sibérie deviendrait alors un noman's land entre Parthie, Europe, Chine (et Inde ?). Il est probable également que le Grand Maghreb puisse se fédérer autour d'une politique méditerranéenne...

  • ET L'AFRIQUE ?

Celle-ci me semble fondamentalement se caractériser par l'immensité des espaces qui permettront les mouvements humains d'où sortirent les Invasions... Ce sera probablement la plaque tournante de tous les futurs grands mouvements humains qui, faute d'avions, utilisent déjà les vedettes et les embarcations de fortune. Quand la preuve sera faite qu'il est plus facile de passer par le Brésil via l'Atlantique pour rejoindre l'Occident ou le Grand Etat, plutôt que de traverser le Sahara à pied ou dos de chameau, la route de l'Amazonie sera grande ouverte vers la Nouvelle Gaule et la Nouvelle Rome ! Un autre très vieux chemin d'immigration pourrait également se rouvrir dans les décennies à venir sous l'effet de serre : c'est celui qui fut emprunté il y a plusieurs dizaines de milliers d'années par les populations asiatiques pour peupler le continent américain en empruntant le très long cheminement du Behring qui deviendra un endroit hautement stratégique ! Et n'oublions pas que, durant les Grandes Migrations, Rome fut accablée alors que le noyau central de l'empire byzantin sut admirablement se protéger des invasions en détournant habilement les vecteurs vers d'autres cieux...

Une chose dès à présent est certaine : le fameux réchauffement de la planète frappera bien plus fortement en Afrique que partout ailleurs à cause de la déstabilisation déjà enregistrée dans la zone sahélienne et, pour généraliser, la zone péridésertique ; d'autant que ces zones en sont revenues au démon des guerres tribales... Mais rappelons ici ce gigantesque désert qui, né en Mauritanie se meurt dans les confins du désert de Gobi après avoir ensablé le Soudan, la péninsule arabique, et le Takla-Makan...Il ne fera que grandir et le traverser deviendra une prouesse !

Pauvre Afrique, rongée sur l'os, par la guerre, les guerres civiles, le désert, le sida, les conflits religieux qui se réveillent, la corruption la plus éhontée... Est-ce que cette Afrique est l'homologue de l'Asie qui prolonge l'Europe ? Possible que là se trouve la réserve humaine des Grandes Migrations, celles qui traversèrent le monde pour se disperser aux alentours de la Gaule (donc en Amérique latine pour le cycle qui s'ouvre)...

J'ai longtemps considéré l'Afrique comme pouvant incarner une certaine Gaule ; l'idée était probablement entretenue par une certaine similitude entre les guerriers germains et masaïs... Par ailleurs, il se peut que le souvenir de l'origine de la population noire américaine puisse catalyser des relations privilégiées entre les USA et l'Afrique intertropicale... Déjà, certains milieux africains rejettent l'influence européenne pour appeler au secours le monde américain... Il se pourrait alors que la quasi fusion de l'Europe et de l'Amérique puisse casser ce qui me paraît une tendance lourde. La question demeure à mon avis : en Afrique, se cache-t-il une Gaule seconde ?


 
III    AVENIR DU MEXIQUE ET AUTRES PAYS LATINS DURANT LA SAISON DES TROUBLES ET DU MOUVEMENT


Ce chapitre présente un ensemble de projections qui sont issues de la situation du monde méditerranéen entre -c.148, chute de Carthage et -c.30, où Auguste saisit l'intégralité du pouvoir...

  • RATTACHEMENT DU MEXIQUE AUX USA ! GAULOIS... ET MEXICAIN

Comme il a été dit précédemment que le Mexique et l'Amérique latine constituent l'homologue de la Gaule, on verra que ...

Les historiens hésitent encore sur l'organisation du monde Gaulois et sur les modalités de l'intervention romaine antérieurement à César qui aurait un peu trop bien présenté les choses dans « La Guerre des Gaules » ; ses écrits semblent marquer son but intime, se mettre en valeur en maximisant la conquête militaire des Gaules... César est grand car il a effectué un tour de force ! Le meilleur spécialiste contemporain de la Gaule, Christian Goudineau, professeur au Collège de France, ne déclare pas autre chose dans son entretien de septembre 2007 à SCIENCES ET AVENIR.

Je le cite p. 46-49 de cette revue : « Si vous lisez certains livres et manuels scolaires, vous verrez qu'il continue d'y être écrit qu'il y a « une rupture » avec la conquête romaine : la Gaule était gauloise, Jules césar est arrivé et la Gaule est devenue romaine. Or, depuis longtemps, je me bats pour montrer que ce n'est pas du tout comme ça que les choses se sont passées ! Je conteste l'idée de rupture. Si la romanisation a marché, c'est parce que le monde gaulois était prêt. Il s'était déjà rapproché du monde méditerranéen, contrairement à ce qu'on nous raconte la plupart du temps. L'idée d'une Gaule farouche, résistante, sans lien avec les Romains qui surgiraient tout d'un coup avec à leur tête le vilain César, est totalement fausse. »

De fait, le monde contemporain nous indique la même chose du côté mexicain... L'américanisation y est en route depuis belle lurette... Et si un jour le Mexique se fédère aux USA comme ce sera le cas vers la fin de ce siècle, le mode de vie des Mexicains ne subira qu'une faible inflexion voire pas du tout pour la bonne raison qu'il fait chaud près du soleil... Car, surtout, ce sont les mêmes entreprises des deux côtés de la frontière... Car l'urbanisme y est aussi concentré ici que là... Car le Mexicain ne rêve que de passer aux USA tout comme le Gaulois ne rêvait que de s'intégrer à la société romaine en dépit de la bédé, d'Astérix et d'Obélix qui n'existent que dans la tête des Français ! Car la main-d'œuvre est pléthorique du côté mexicain quand le niveau de vie aux USA fait reculer le taux de fécondité yankee ! La seule transformation sera donc celle des institutions, des circuits politiques et du tracé du territoire...

Dans cette optique de rattachement d'une partie de l'Amérique latine au territoire des USA selon le modèle gallo-romain, le seul problème en suspens est celui de la limite du futur lime américain... Faut-il fixer ce lime sur la Frontière sud mexicaine ? Il est impensable que le stratégique canal de Panama soit exclu d'une nouvelle découpe du continent alors que, de fait, il est déjà contrôlé par les USA... Les idées simples ne sont pas toujours simplistes, elles ont le grand mérite d'être rapidement comprises et mises en application...

On devine en jetant un simple coup d'œil à la carte que, stratégiquement, il s'agira, pour le moins de prendre la maîtrise totale de l'isthme et de son débouché sur l'arc de l'archipel des petites Antilles et retour par Cuba via Porto Rico, Saint-Domingue-Haïti, et la Jamaïque... Prenez une carte et regardez : tout cet arc insulaire et continental enserrant la Mer des Caraïbes se referme sur la Floride par l'archipel des Bahamas. L'ensemble de cet immense espace possède par ailleurs un indice thalassographique articulé très prometteur : David Cosandey y voit des potentialités identiques à celles de l'Europe ! Ce qui tombe bien en homologie puisque tout cet ensemble définira la Nouvelle Gaule, donc une aire de richesses potentielles, une aire au sang neuf, une aire entre deux océans, une aire à vocation de lancement spatial ; tout ici concourt à la gestation d'un nouveau cycle homologique ! Si Jules César ne découvrit pas toutes les potentialités de la Gaule, il fut indubitablement celui qui en aperçut l'importance pour son univers. Quels sont nos proches contemporains qui arriveront à souder définitivement le Mexique aux USA ? Nul ne sait ! R^ve stupide ? Et pourtant Bush prépare en secret ce rattachement du Mexique comme on le verra ci-après ! Il suffit d'attendre ; nos propres petits enfants sauront.

  • Un tel scénario qui envisage de fédérer le Mexique et ses voisins dans les USA est-il possible ? Voyons un peu ici le cas du Mexique qui est troublant...

Ce qui est troublant pour l'avenir du Mexique (mais il en est de même actuellement à Cuba), c'est la gestion totalement occulte du pouvoir, ce qui est un peu fort de café pour une démocratie... Apprécions ici l'article traitant du Mexique moderne dans l'Encyclopaedia Universalis : « Le Mexique donne, depuis 1929, l'image d'une continuité politique sans faille, malgré la clause de la Constitution de 1917 qui limite l'exercice du pouvoir présidentiel à la durée d'un seul mandat : tous les présidents élus depuis lors l'ont été, en effet, sous le patronage d'un seul et même parti, successivement baptisé Partido nacional revolucionario, Partido de la Revolución mexicana et Partido revolucionario institucional, et cette formation n'a jamais cessé de contrôler étroitement la Chambre des députés, le Sénat et les institutions fédérales et municipales.

En règle générale, la vie politique ne s'anime donc qu'à l'approche de l'élection présidentielle, et encore l'incertitude ne porte-t-elle que sur le choix en petit comité du futur candidat du parti dominant, le tapado (l'occulte), dont le nom ne sera dévoilé qu'à la veille de la campagne électorale. Le seul débat qui compte est celui que se livrent en secret les deux tendances plus ou moins constituées de la « famille révolutionnaire », celle qui s'est attirée la confiance des milieux d'affaires avec les présidents Miguel Alemán (1945-1952) et Gustavo Díaz Ordaz (1964-1970) et celle qui a plutôt cherché l'appui des couches moyennes avec les présidents Adolfo López Mateos (1958-1964) et Luis Echeverría Álvarez (1970-1976) (© Encyclopædia Universalis 2005, tous droits réservés) Un tel système présage donc d'une parfaite chute en grand et la chose se produira quand le grand voisin le décidera et quand le parti occulte le décidera !

  • Une telle hypothèse est-elle sérieuse ?

Il y a peu de temps encore, la seule idée de rattacher le Mexique aux USA me faisait tirer une certaine moue sceptique alors qu'un tel scénario est obligatoirement inscrit dans la fonctionnalité de l'homologie historique sous peine de contredire tout ce qui  a été dit jusqu'à présent,... Si celui qui sait ne trouve pas, on peut finir par croire que l'inattendu arrive ! C'est que les annonces sont incroyables même quand on a le nez dessus. Depuis le 27 décembre, date à laquelle Siegfried de Chaudun m'a communiqué le site de Rodrigue Tremblay, la certitude de voir arriver l'union des USA, du Mexique et du Canada s'impose ! Cette union profonde est en marche de façon très concrète comme on va le voir... Voyons ici ce que nous dit Rodrigue Tremblay, professeur émérite dans son article daté du 20-21 août 2007, article intitulé « Le Canada et le projet d'Union nord-américaine » ; les coupures à l'intérieur de ce long article sont signalées par (...) :

[« Une entente [avec les États-Unis] afin d'harmoniser les règles du commerce, de la sécurité ou de la défense, obligerait, en bout de ligne, le Canada et le Mexique à céder aux États-Unis le pouvoir réel sur le commerce international, l'investissement international, la réglementation environnementale, l'immigration, et, en grande partie, sur la politique étrangère, et même sur les politiques fiscales et monétaires. » (Citation de Roy McLaren, ex-ministre libéral fédéral).

Attendez vous à une réaction fort négative de la part de la population canadienne, mais aussi de la part des Américains et des Mexicains, quand ils apprendront dans le détail ce que le trio de Bush-Calderon-Harper a concocté ces dernières années, dans le plus grand secret et en l'absence d'aucun débat public.

En effet, les trois gouvernements relativement impopulaires qui trônent présentement à Washington, Ottawa et Mexico, se sont associés à de très grandes compagnies, la plupart américaines, afin d'établir les bases d'une future Union Nord Américaine (UNA), aussi appelée le projet pour une « Intégration Profonde » .Il s'agirait d'une nouvelle alliance de type permanent à l'intérieur de laquelle les Américains auraient de facto une influence prépondérante. Elle obligerait le Canada et le Mexique à harmoniser de nombreuses lois et règlements en fonction des intérêts du monde du « Big Business » et de ceux des administrations américaines avant tout préoccupées par leurs ambitions impériales et non démocratiques à travers le monde.

Il va de soi qu'un tel plan d'intégration continentale poussée, (...) s'éloigne considérablement de l'idée originale d'échanges équitables et libres, pour les biens et les services, grâce à l'abolition des barrières tarifaires et non-tarifaires entre les pays de l'hémisphère. Cette idée a d'abord pris forme avec l'Accord de libre-échange (ALÉ) de 1988, entre le Canada et les États-Unis. Par la suite, en 1994, le Canada dut accepter que le Mexique se joigne à l'Accord de libre échange nord-américain (ALÉNA), l'obligeant aussi à faire des concessions substantielles (...). Les grandes sociétés et le gouvernement américain veulent se servir du prétexte de la lutte au terrorisme pour aller beaucoup plus loin et extraire encore plus de concessions de la part du Canada.

En effet, sous la pression de grandes entreprises, la plupart américaines, lesquelles ont des installations des deux côtés de la frontière, et des préoccupations sécuritaires de l'administration américaine, l'idée initiale de libre-échange est soufflée et poussée à un niveau bien supérieur. Ce qui est proposé est ni plus ni moins de transformer les accords de libre-échange en une organisation politique parapluie qui serait une sorte d'organisation parallèle à l'Union Européenne avec son regroupement de 27 pays.
En réalité, le projet nord-américain pourrait même dépasser ce qu'a accompli l'UE en matière d'intégration économique et politique. Ainsi, en Europe, les deux douzaines et davantage de pays membres ont conservé leur mainmise sur leurs forces armées et sur leur politique étrangère et, ce qui est important, il ne s'y trouve aucun pays en position d'exercer une influence hégémonique sur l'ensemble de l'Union. -Ce ne serait pas, bien sûr, le cas en Amérique du nord, à cause du poids prépondérant des États-Unis par rapport aux deux autres pays. 

Dans les faits, ce qui est sur la table pourrait conduire le Canada, le Mexique et les États-Unis, trois pays très différents en matière de populations, de cultures et d'orientations, à intégrer de facto leurs forces armées et à fusionner leurs politiques étrangères, de manière à former une sorte de Forteresse Nord - Américaine, laquelle opérerait nécessairement sous le protectorat des États-Unis. Par nécessité, en effet, ce serait les États-Unis et son gouvernement qui auraient le gros bout du bâton dans une telle alliance, alors que les deux autres partenaires seraient relégués au statut de quasi-colonies politiques et économiques. 
(...)

Néanmoins, toutes ces craintes pourraient se réaliser à terme si les efforts en grande partie secrets qui sont présentement déployés aux plus hauts niveaux, dans le cadre de l'opération mystérieuse connue sous l'acronyme anglais de "SPP", c'est-à-dire le programme baptisé de Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP), connu aussi sous le vocable d'« Intégration Profonde ».Cette initiative d'intégration fut officiellement lancée lors d'un sommet entre George W. Bush (USA), Vicente Fox (Mexique) et Paul Martin (Canada), dont les assises se tinrent dans la ville de Waco au Texas, le 23 mars 2005.

Ce sont de grandes sociétés canadiennes et des compagnies de moins en moins « canadiennes », telle Alcan sur le bord d'être vendue à la britannique Rio Tinto, et des filiales canadiennes de sociétés américaines, qui sont à la tête de cette campagne en faveur d'une Union nord-américaine. Au Canada, elles sont regroupées dans le Conseil Canadien des Chefs d'Entreprises (CCCE), lequel fait des pressions auprès du gouvernement Harper en faveur du plan. (...)Pour ces dirigeants, le Canada n'est pas un pays distinct des États-Unis, mais un marché adjacent qu'il importe d'investir et de contrôler.
(...)
Les grands objectifs de l'initiative du CCCE étaient initialement regroupés dans une stratégie à cinq volets:
1-- La Réinvention des frontières entre le Canada, les États-Unis et le Mexique;
2-- La Maximisation des efficiences réglementaires;
3-- La négociation d'un pacte continental global de sécurité énergétique;
4-- La négociation d'une alliance militaire pour la défense nord-américaine;
5-- Et, la création d'un nouveau cadre institutionnel pour la nouvelle Union Nord-Américaine.

Par la suite, le Conseil Canadien des Chefs d'Entreprises s'associa à deux autres organisations, la première étant le « Council on Foreign Relations », un organisme américain connu pour son appui à la guerre de George W. Bush contre l'Irak, et la deuxième était le « Consejo Mexicano de Asuntos Internacionales » mexicain. 
(...) Le rapport proposait 39 recommandations spécifiques dont le but était d'en arriver à faire disparaître de facto les frontières et d'établir un espace économique unique sécurisé, grâce à une entente politique nord-américaine entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

En un mot, la recommandation centrale du groupe de travail était de constituer, à compter de 2010 (dans seulement trois ans !!!) une communauté économique sécurisée pour l'ensemble du continent, l'Union Nord-Américaine, avec un périmètre commun comprenant une structure tarifaire commune, un système commun de sécurité, et assortie de l'émission d'une carte commune de transitage frontalier.
 (...) 
En réalité, le but ultime de l'opération « Intégration Profonde » est d'en arriver à créer une Union Nord-Américaine de nature politique, et non pas seulement économique, à l'intérieur de laquelle les trois pays, mais surtout un plus petit pays comme le Canada, en viendraient à perdre des éléments importants de leur souveraineté nationale. Ce serait une structure politique et économique qui ressemblerait à l'Union Européenne, avec ses deux douzaines et davantage de pays-membres, mais qui prendrait en Amérique du nord une coloration impérialiste. - L'ALÉNA serait transformée en une union douanière et les deux pays juniors seraient forcés d'adapter leurs lois et règlements pour qu'ils soient conformes aux lois et règlements américains, y compris l'obligation de se conformer aux politiques américaines en matière de défense et de politique étrangère.
(...)
Certains entrevoient même le jour où des pressions se feront sentir pour que le Canada laisse tomber le dollar canadien, au profit du dollar américain, provoquant par le fait même la perte d'indépendance pour ses politiques monétaires et fiscales. Si ces appréhensions et inquiétudes peuvent sembler exagérées, peut-on néanmoins s'interroger sur les précautions qui sont prises pour sauvegarder la souveraineté et l'indépendance du Canada? (...)

Par conséquent, force nous est de conclure que le projet pour une « Intégration Profonde » et poussée du Canada dans le giron américain est fondamentalement déficient, sinon carrément subversif au plan politique. (...)

Un tel débat public n'a pas eu lieu jusqu'à maintenant. Tout au contraire, tout semble être mis en oeuvre pour empêcher la population de suivre ce qui se discute, puisque tout se déroule à huis clos. Cela devrait suffire à soulever des doutes, même si ces discussions au plus haut niveau politique n'ont pas encore force de loi. Dans un avenir plus ou moins lointain, les ententes ad hoc qui font présentement l'objet de discussions devront être concrétisées dans des ententes formelles ou même insérées dans un nouveau traité entre les trois pays. On nie que ce soit là l'intention, mais la logique de l'opération milite fortement en faveur d'un tel dénouement.
(...) ]

 (Publié le jeudi 9 août, 2007, 8H30 am. © 2007. Tous droits réservés. Rodrigue Tremblay est professeur émérite de sciences économiques à l'Université de Montréal et peut être rejoint à l'adresse suivante : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir .  Visite de son blogue.  Site Web de l'auteur: http://www.thenewamericanempire.com/  Articles de Rodrigue Tremblay publiés par Mondialisation.ca)

Tel est donc l'avis d'un expert qui annonce clairement l'arrivée d'un super état conformément aux strictes prévisions déductibles de l'homologie historique. Le train entre en gare et personne n'est au courant ! Et, si l'on s'en tient aux équivalences, 2010 correspondrait ici à la date chronhomologique antérieure de -c. 130 plus ou moins... Or, c'est en -81, que la Gaule cisalpine est rattachée à l'empire Romain ! Dans une cinquantaine d'années si l'on s'en tient à l'article sur les Celtes : «  En Italie du Nord, l'avancée romaine s'effectue en un siècle, de 295 à 191 avant J.C. Elle se traduit par la fondation d'une série de colonies à partir de 283, par la construction de grandes voies consulaires, par la création de la province de Cisalpine en 81 et finalement par le rattachement de toute la région à l'Italie en 42/41 avant J.-C. » ‘© Encyclopædia Universalis 2005, article sur les Celtes). On remarquera encore une fois que cela se passe en direct, donc selon une chronologie basse comme si tous les paramètres étaient actuellement réunis...

Du point de vue de l'homologie historique, il est probablement utile de rappeler ici l'importance d'une certaine colonie grecque venue se réfugier dans l'orbite gauloise lors des guerres médiques, je parle ici de Marseille venue de Grèce d'Asie pour s'implanter en Gaule... Cette grande colonie, fille de Phocée détruite par les Mèdes, possède- t- elle un homologue, est-il dans les Antilles ? Ce rapide rappel historique permet de jalonner la chronologie qui cerne ce nouveau Marseille qui fut une alliée fidèle de Rome... Tout cela nous relance vers la période de l'ancien Cyrus (Charles Quint et son fils Philippe II), vers les Hollandais qui s'installèrent en Amérique pour échapper aux répressions religieuses de la Guerre de 80 ans qui sont homologues des Guerres Médiques.

« Mais bientôt les Marseillais sont obligés d'appeler à leur aide les Romains : en 181, pour lutter contre la piraterie ligure qui sévissait dans la région de Nice ; en 154, pour repousser les tribus de la côte, qui sont battues par les Romains dans la région d'Antibes. Ces appels réitérés de Marseille à la puissance militaire de Rome aboutiront à la conquête de la Provence après 125. » (© Encyclopædia Universalis 2005 ; article Gaule)... Mais de fait, il faut attendre -c.100 pour que Rome se mette à occuper militairement la Gaule Narbonnaise qui lui est amicale depuis longtemps. La faillite de Cuba est-elle le chemin du retour de cette île dans le giron des USA ? IL suffit d'attendre sagement la fin annoncée du Castrisme...

  • RATTACHEMENT DU BRESIL ! ET AUTRES PAYS LATINS...

L'article de Rodrigue Tremblay relance le problème des limites de la future Gaule : l'expansion étatsunienne s'arrêtera-t-elle à l'Amérique Centrale ? Il semble bien que non si l'on s'en tient au rythme chronhomologique car la vague « César » n'a pas encore déferlé sur les Etats-Unis si bien que le champ est grand ouvert à l'Amérique latine logée dans le continent sud... Pensons ici aux formidables réserves du Brésil !

On perçoit de nos jours le caractère américain nettement marqué des Brésiliens qui forment un peuple sain comme l'étaient celui des Gaulois. L'analyse thalassographique articulée situe le Brésil en dehors des zones avancées... L'analyse doit être trop juste car elle n'explique pas le succès du Brésil et de l'Argentine qui n'ont de difficultés qu'à travers le système financier actuel assujetti aux fluctuations du dollar et non pas à cause d'une économie qui serait moribonde. Il est également possible d'imaginer la mise en valeur du réseau hydrographique exploitable sur des milliers de km et modifiant ainsi l'indice thalassographique en améliorant les potentialités de ce pays et de celui de ses voisins. L'Amérique du Sud présente probablement les atouts de cette Europe voisine des régions danubiennes du cycle précédent.

  • A L'ECHEANCE DE 2100...

 « L'empereur Auguste créa les bases administratives de la Gaule romaine, après avoir achevé la pacification des zones limitrophes des Alpes et des Pyrénées. Il organisa les circonscriptions nouvelles en remodelant les anciennes cités et divisa la Gaule en quatre parties (Narbonnaise, Gaule aquitaine, Gaule celtique, Gaule belgique, auxquelles s'ajoutera plus tard la Germanie). Il entreprit une politique d'urbanisation en fondant des colonies en Narbonnaise et en encourageant le développement des villes indigènes. Il confia à son gendre Agrippa la construction du réseau de voies romaines. Il fit établir le cadastre, le recensement, les contributions. Mais, en fait, l'emprise romaine ne dépassa guère, sous son règne, la Narbonnaise (Provence et Languedoc). Les trois « Gaules », sous-administrées et agitées par les remous d'une résistance passive que les recensements successifs organisés par Drusus et l'étreinte progressive du fisc contribuèrent à développer, continuèrent leur vie propre, fidèles à leurs traditions indigènes. » (© Encyclopædia Universalis 2005, article Gaule).

Que ceux qui veulent entendre débouchent leurs oreilles, disait-on...

Donc en 2120, la messe mexicaine aura été dite, la conquête du continent sera achevée et le Grand Etat sera né ! A cette date, le territoire américain de ce Grand Etat s'étendra du cercle polaire au Panama et probablement à la Colombie et au Venezuela pour permettre de refermer le grand arc antillais qui s'étend des Bahamas à la Grenade !

nota bene... Ici s'achève la partie publique.