Chapitre XXV : Guerre de Cent Ans, fin du Moyen (résumé) |
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La Guerre de Cent ans qui affecta notre infernal carré d'homologues (France, Angleterre / Athènes, Sparte) a été traitée dans le chapitre X : « La Nouvelle Guerre de Cent Ans » ; ce dernier titre indiquant clairement qu'il ne faut pas confondre le sujet traité avec la grande Guerre de Cent Ans qui se déroule durant la fin du Moyen Age, entre 1338 et 1453 (ou 1475 pour le traité final).
Ce conflit qui s'acheva en même temps que notre Moyen Age possède-t-il une homolgie dans la zone géographique à observer durant l'Antiquité ? Qu'en est-il donc du jeu guerrier entre Sparte et Athènes ? C'est le sujet de ce chapitre traité avec plus ou moins de bonheur. On découvrira une situation on ne peut plus compliquée et qui semble prendre beaucoup de liberté avec le corset souvent constaté en chronhomologie. Pour approcher le sujet, il a fallu revisiter le long conflit et en rechercher les grands traits en s'appuyant sur les propos de Jacques Le Goff qui déclare : « Il est très difficile de faire la part de la guerre dans les transformations profondes que subirent la France et l'Angleterre entre 1337 et 1453 (ou 1475). Par exemple, la chute démographique - due surtout aux épidémies - fut aussi forte en Angleterre (épargnée par les massacres de la guerre et touchée par les seules pertes militaires) qu'en France. De même, les extravagances de sensibilité, de goût et de comportement qui marquent ce que J. Huizinga a appelé l'« automne du Moyen Âge » ont pu être exacerbées par la guerre, mais elles se retrouvent plus ou moins dans toute la chrétienté. Pour l'Angleterre, le bilan financier de la guerre fut sans doute plutôt positif, tandis qu'en France destructions et dépenses accrurent la crise économique. Des deux côtés, la mobilité sociale (coupes claires dans les rangs de la noblesse, émergence de profiteurs de guerre, déracinement ou promotion de militaires) fut certainement augmentée par le conflit. (...) La guerre contribua surtout à exaspérer les nationalismes français et anglais et à les teinter de xénophobie, mais, là encore, les processus étaient largement entamés avant 1337. Si l'Angleterre semblait définitivement guérie d'ambitions territoriales continentales, elle gardait ses problèmes écossais et irlandais. Et la France demeurait un royaume aux vocations territoriales indécises (vers l'Espagne, l'Italie, l'Empire). Dans tous les domaines, le mot de l'historien anglais M. M. Postan est juste : ‘‘La guerre de Cent Ans fut tout au plus l'appoint, mais non le ressort essentiel du changement.'' » (Encyclopaedia Universalis, Guerre de cent Ans). On retiendra cependant l'idée essentielle que l'Angleterre et la France sont quasiment des enfants siamois qui n'ont pu s'identifier qu'en s'opposant souvent et violemment l'un à l'autre, c'est ainsi que ces pays ont pu créer leur "moi". On découvrira également un étrange document rédigé par Christophe Brun, professeur d'histoire et de géographie au Collège Royal de Rabat : « Approches d'histoire comparée de la guerre en occident : Athènes et la Grèce Classique (Ve - IVe s. av. J.-C.) ; l'Angleterre et la France durant la Guerre de Cent Ans (XIVe - XVe s. » Ce document est quasiment à lui seul une homologie détaillée qui ouvre une porte sur la similarité de destin issue des formes globales de l'Europe Occidentale et de celles de l'Hellade... La thalassographie dactyle de David Cosandey est-elle une explication de l'homologie historique?
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